Biographie

Entre temps, elle a aussi fait un diplôme d’études cinématographiques à l’Institut National de l’Image et du Son (INIS), ce qui lui a permis de toucher à toutes les facettes de l’écriture. Malgré une route académique tracée, Maya n’a jamais cessé de voyager ni de délaisser sa passion pour la littérature. Lors d’une première visite à Cuba en 2001 où elle est restée plus que prévu, elle a commencé l’écriture de son premier livre Chroniques du Lézard, publié quelques années plus tard aux éditions Marchand de Feuilles, dans lequel l’île de Castro et la mer dévoilent leurs nombreuses facettes. Ce tout premier recueil de nouvelles fut très salué par la critique et peu de temps après, elle publie un roman picaresque Rhadamanthe où elle aborde avec ironie et humour la tragique quête d’absolu.

Puis, en 2009, elle part en résidence d’écriture à Lyon où elle fait connaissance de Thierry Renard, directeur de l’Espace Pandora qui publie son premier recueil de poésie Étrangers au coin du pourpre dans lequel elle aborde, dans une prose poétique à fleur de peau, la guerre et la mort. Elle a confié à Thierry et aux éditions La Passe du Vent, son deuxième recueil de poésie, Cantique des Méridiens, sorti en 2017, en même temps que son livre sur les Balkans, Mostarghia, publié initialement chez VLB à Montréal en 2016, puis chez Flammarion à Paris en 2017. En plus d’un essai littéraire sur le rapport entre l’Identité narrative et l’espace, publié chez l’Harmattan en 2017, sa dernière création littéraire a également été traduite en espagnol sous le titre Un dia después de Babel.

Dans tout ça, elle a scénarisé trois courts métrages, dont l’Épitaphe présenté à de nombreux festivals internationaux et, tout en travaillant à l’écriture de son premier long métrage fiction Ma vie avec Jacqueline, elle a réalisé elle-même le documentaire Sur la route du sel – en nomination pour le meilleur moyen métrage au Festival International du documentaire d’Al-Jazeera (2013)– dans lequel elle a revisité les couches d’un ancien océan desséché, en relation avec un peuple nomade qui se sert de ce sel pour consommer différemment et repenser notre rapport à la terre.

Maya participe activement à de nombreuses rencontres, tables rondes, conférences, salons du livre et festivals nationaux et internationaux, en plus d’être une animatrice passionnée. Elle enseigne la philosophie au Cégep St-Laurent et écrit des chroniques pour Le Devoir.